Il est possible que la RAM ait manqué à un moment critique de l’installation. De mémoire (
), Collabora Online consomme beaucoup de ressources lors de l’installation. Ceci dit, il est de toute façon fortement recommandé d’avoir un swap, même si on a beaucoup de RAM : c’est une mesure de sécurité qui évite de planter les applis lorsque la RAM est pleine.
Pour ce qui est de la création du swap, il va falloir passer par un fichier car il semble que ta partition root occupe tout l’espace disponible.
D’après https://wiki.debian.org/Swap :
dd if=/dev/zero of=/swapfile bs=1024 count=4G
chmod 600 /swapfile
mkswap /swapfile
swapon /swapfile
Puis ajouter cette ligne dans /etc/fstab
/swapfile none swap sw 0 0
Ceci va créer un espace de swap de 4 Go, utilisable immédiatement.
Sur un système sous dimensionné (un pi avec trop de services ou d’utilisateurs), c’est un vrai problème (surtout sur un pi, qui utilise une SD). Sur un serveur ou il y a une quantité raisonnable de RAM disponible 99,99% du temps et un SSD, c’est complètement négligeable, car le noyau ne swappera presque pas (aucune activité disque surajoutée sauf circonstance particulière où la RAM manque). Dans le doute, on peut monitorer l’usage du swap et upgrader la RAM si nécessaire (la qualité de service sera de toute façon dégueu si ça swappe suffisamment pour diminuer sensiblement la durée de vie du stockage).
Pour illustrer, sur mon serveur dédié vieillissant qui possède 4GB de RAM, j’ai 2GB de swap. À cette heure, j’ai 800MB de swap utilisé, ce qui peut sembler beaucoup. C’est juste que le noyau a décidé que ces 800MB de RAM étaient plus utiles pour servir de cache disque. Ça pourrait inquiéter vu que mon seul disque est un SSD. Mais le noyau est sage : dans les faits, l’activité d’écriture du swap représente 0,5% de l’activité d’écriture sur ce disque, ce qui est négligeable.